← Histories

official history

Campagne de Prusse (1806), vol. 2

Paul Jean Foucart, 1890

Named on the page for Battle of Austerlitz.

machine-read Machine-read (OCR) from a scanned book at the Internet Archive: expect misread words and names. The scan itself is at the library.

draft Matched to the battle automatically; not yet reviewed.

Passages that name the battle; the whole book is at Internet Archive.

2 December 1805

Battle of Austerlitz

L EMPEREUR AU PRINCE DE NEUCHATEL ET DE WAGRAM,

Comme Major général delà Grande Armée, vous devez une relation de tous les événements des campagnes d'Ulm, d'Austerlitz, d'Iéna, de Friedland, et de celles d'Eck- miihl et de Wagram ; vous n'avez cependant fait aucune relation. Il est nécessaire que vous vous occupiez sans relâche de ce devoir, et que vous y employiez quatre ou cinq heures par jour ; sans quoi il ne restera rien de ces campagnes. Les bulletins faits à la hâte sont insignifiants, et aucune pièce ne s'y trouve. Il faudrait d'abord faire imprimer une collection de ces bulletins, en les retou- chant, en faisant disparaître les choses qui ont été recon- nues fausses, en corrigeant quelques fautes de style, et en

LE GRAND-DUC DE BBBG A L' EMPEREUR.

Le roi de Prusse a envoyé un aide de camp à l'Empereur avec une lettre en réponse à celle que l'Empereur lui avait écrite avant la bataille ' ; mais le roi de Prusse n'a répondu qu'après. Cette démarche de l'empereur Napoléon était pa- reille à celle qu'il fit auprès de l'empereur de Russie avant la bataille d'Austerlitz ; il dit au roi de Prusse : « Le succès « de mes armes n'est point incertain; vos troupes seront < battues ; mais il en coûtera le sang de mes enfants ; s'il « pouvait être épargné par quelque arrangement compatible « avec l'honneur de ma couronne, il n'y a rien que je ne

L EMPEREUR AU GENERAL CLARKE,

Le point de départ de cet abus de pouvoir du maréchal Ney était le retard dans le paiement de la solde qui était due aux officiers et à la troupe depuis le mois de mai inclusivement. « La solde est la dépense la plus sacrée, il faut la faire », a dit l'Empereur dans une décision datée d'Austerlitz le 16 frimaire an XIV. La solde est un droit ; le non-paiement de la solde engendre la maraude et le pillage. Il faut vivre ; quand l'homme de guerre ne reçoit pas de vivres requis et qu'il ne peut pas payer, on s'expose à ce qu'il prenne sans payer. — Les habitants sont certainement à plaindre, quoique les jérémiades du général Clarke dont nous trouverons plus tard d'autres éditions, soient ici hors de saison ; mais les gens de guerre eux aussi sont à plaindre, ils courent des risques dont les premiers sont exempts. Il est juste que tous les habitants se saignent pour les soldats.

CAMP. OX PBUMK. — XI. 8

Le maréchal Soult est arrivé le 16 à Greussen, poursuivant la colonne où était le Roi, qu'on estimait forte de 10,000 ou 12,000 hommes. Le général Kalkreuth, qui la commandait, tit dire au maréchal Soult qu'un armistice avait été conclu. Le Maréchal répondit qu'il était impossible que l'Empereur eût fait cette faute ; qu'il croirait à cet armistice lorsqu'il lui aurait été notifié officiellement. Le général Kalkreuth témoi- gna le désir de voir le maréchal Soult, qui se rendit aux avant- postes : « Que voulez-vous de nous? lui dit le général prus- eien; le duc de Brunswick est mort; tous nos généraux sont tués, blessés ou pris; la plus grande partie de notre armée eut en fuite; vos succès sont assez grands. Le Roi a demandé une suspension d'armes; il est impossible que votre Empe- reur ne l'accorde pas. » — « Monsieur le général, répondit le maréchal Soult, il y a longtemps qu'on en agit ainsi avec nous ; on en appelle à notre générosité quand on est vaincu, et l'on oublie un instant après la magnanimité que nous avons coutume de montrer. Après la bataille d'Austerlitz, l'Empe- reur accorda un armistice à l'armée russe ; cet armistice sauva Tannée : voyez la manière indigne dont agissent aujour- d'hui les Russes. On dit qu'ils veulent revenir; nous brûlons lu désir de les revoir. S'il y avait eu chez eux autant de générosité que chez nous, on nous aurait laissés tranquilles enfin, après la modération que nous avons montrée dans la victoire. Nous n'avons en rien provoqué la guerre injuste <|iie vous nous faites; vous l'avez déclarée de gaieté de cœur. La bataille d'Iéna a décidé du sort de la campagne. Notre laitier est de vous faire le plus de mal que nous pourrons. Posez lesarmes, et j'atteindrai dans cette situation les ordres de l'Empereur. » Le vieux général Kalkreuth vit bien qu'il n'y avait rien à répondre. Les deux généraux se séparèrent, et les hostilités recommencèrent un instant après. Le vil- lage de Greussen fut enlevé, l'ennemi culbuté et poursuivi lépée dans les reins.

Public domain. Text from Internet Archive.