history · by a contemporary
La guerre de la péninsule sous son véritable point de vue
Funchal, Domingos Antonio de Sousa Coutinho, conde de (1760–1833), 1819
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27 September 1810
Battle of Bussaco
LA GUERRE DE LA PENINSULE
Aucune^ par exemple, à la bataille de Bussaco du. 27 septembre 1810 et pendant tout le temps de l'invasion de Masséna.
LA GUERRE DE LA PENINSULE
(35) rigoureux de cette dernière ville , jusqn'à la bataille de Salamaiique, le 21 juillet 181 2, après laquelle lo maréchal Soult fut obligé de le lever et de rejoindre le maréchal Suchet pour s'opposer ensemble à lord Wel- lington. Soit par ignorance des événemens , soit par tout autre motif, l'auteur a jugé plus commode de se borner à dire que la guerre cT Espagne avait un carac- tare différent de celui de la guerre d' Allemagne (^i^^ et il s'est cru dispensé ainsi de raconter tout ce qui est arrivé depuis 1810 jusqu'à la bataille de Salaman- que , en juillet 181 2, c'est-à-dire, toute l'histoire de l'invasion du maréchal Masséna, en Portugal, et toute la guerre offensive que lord Wellington entreprit , après avoir assuré l'indépendance du Portugal, par l'expul- sion de ce maréchal j de manière qu'en lisant cette his- toire , on devrait prendre pour des rêves la bataille de Bussaco , les lignes de Torres-V^edras , la ha- taille de Fuentes - d' Onor , les deux assauts mé- morables de Ciudad-Rodrigo et de Badajoz , les deuoc sièges de la première de ces places y et les trois de la seconde. Tous ces glorieux événemens, selon notre auteur, devraient être classés sous la rubrique d'eVë- nemens sans importance , parce qu ils servaient uni- quement à en préparer d'autres plus grands (2). Il pousse l'inadvertence jusqu'à dire, dans sa relation de la bataille de Salamanque , que la victoire a été rem- portée par l'armée anglo-espagnole, quand il n'y avait d'autres troupes espagnoles que le faible corps de Don Charles d'Espagne , qu'on peut dire n'avoir pas pris part à l'affaire^ car Wellington, dans son rapport of-
NOTE 7 , PAGE 29.
Une des actions les plus mémorables , et la plus im- portante par les conséquences qui en résultèrent , ce fut la reprise de Coimbra , par le colonel Trant , cinq ou six jours après le passage de l'armée française , qui y avait laissé ses blessés et malades , et autres dépôts qui sont tous tombés dans les mains du colonel Trant. La ville n'est point fortifiée , et la garnison qui s'y trou- vait fut surprise. La sécurité où se trouvaient les Fran- çais est aussi surprenante que leur négligence à réoc- cuper cette ville importante à cause de son pont sur le Modego. La rapidité avec laquelle cette ville fut reprise, et l'importance de cette acquisition fit une grande im- pression sur les coeurs abattus à cause de la longue re- traite de lord Wellington , poursuivi par Mîisséna. La première nouvelle n'en fut pas crue en Angleterre. Les préjugés qui existaient auparavant contre les soldats por- tugais, étaient à la vérité diminués après la bataille de Bussaco ; mais personne ne voulait encore croire que leurs milices fussent en état de frapper un tel coup , et d'a- voir fait prisonniers cinq» mille français. Qviand le rapport officiel fut connu , alors l'opinion , en faveur de la cause du Portugal , devint générale , et la mauvaise issue qu'é- prouverait l'invasion française ne fut plus un problême. C'est ce qui arrive toujours ; pour retremper les esprits après une grande calamité , il faut des événemens ex- traordinaires , un coup de fortune inespéré.
NOTE 10 , PAGE 33.
maréchal Massëna j)récisëment le contraire da ce que l'estimable auteur insinue dans ce passage, trompé sans doute par des informations iuixactes. D'ailleurs le maréclial qui avait été à la bataille de "SVngram, où il venait de voir le courage , reiuarquahle même dans l'armée française ^ déployé par l'infanterie portugaise, qui faisait partie du corps de M. le maréchal Oudi- not , aurait méprisé une si absurde suggestion contre leurs compatriotes, si elle eût eu lieu ; aussi ne s'est-il pas décidé à l'attaque de la position ennemie , dans la persuasion que les troupes portugaises ne se battraient pas, mais parce qu'il se confiait justement dans la supériorité incontes- table des troupes françaises et parce qu'il ignorait que les corps des géné- raux Hill et Leith eussent rejoint lord Wellington la veille. Voyez pour la bataille de Bussaco les réflexions de M. Guingret, pag. 48, j. 81, et Avcount o/the war in Spain , by J, T. Jorws , pag. 120 et suivantes.
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