← Memoirs, diaries and letters

memoir · by a contemporary

La vie et les mémoires du général Dumouriez

Charles François Du Périer Dumouriez (1739–1823), 1822

Named on the pages for Battle of Valmy, Battle of Jemappes.

machine-read Machine-read (OCR) from a scanned book at the Internet Archive: expect misread words and names. The scan itself is at the library.

draft Matched to the battles automatically; not yet reviewed.

Passages that name the battles; the whole book is at Internet Archive.

20 September 1792

Battle of Valmy

CHAPITRE IX.

Camp de Sainte-Menehould. — Jonction de BeurnonYille et Keilermann. — Combat de Valmy.

LIV. V. CHAP. IX, 37

Tel est le combat de Valmy où chacune des deux armées a tiré plus de vingt mille coups de canon y et a perdu trois ou quatre cents hommes tués très -inutilement. Il a produit un très -bon effet pour les Français, enJeur prouvant. que leur bonne.; contenance et leur feu pouvaient arrêter cet ennemi formidable (i).

CHAPITRE XI.

La retraite de Grand-Pré y la jonction de Kel- lermann^ le combat de Valmy y les attaches man- quées contre le poste des IsletteSy la position du camp de Sainte-Menehould y avaient fait juger aux Prussiens qu'il leur serait difficile de finir la cam- pagne de vive force. Le 22^ Kellermann fit dire au général que le général Heymann lui avait fait demander une coifférence pour le colonel' Manstein y adjudant-général du roi de Prusse. Il se rendit sur-le-champ à Dampierre, au quartier-gé- néral de Kellermann ^ où il trouva ce colonel avec Heymann que le roi de Prusse avait fait général- major a son service depuis sa fuite avec Bouille. Le prétexte de cette conférence était la nécessité de faire un cartel d'échange pour les prisonniers entre les Français et les Prussiens.

TOME III. 6

La retraite des Prussiens de la Champagne s'est faite avec le plus grand ordre et beaucoup de bon- heur. Le roi de Prusse s'y est personnellement dis- tingué en se tenant toujours à son arrière-garde , et montrant autant de constance qu'il avait montré de courage au combat de Valmy , où il était à la tête de ses colonnes. Cette armée aurait beaucoup souffert au passage du défilé de Grand-Pré , .si

6 November 1792

Battle of Jemappes

CHAPITRE V.

Bataille de Jemmapes.

LIV. VI. CHAP. Y. 175

Nous ne chercherons point à expliquer ces deux erreurs attri- buées par divers écrivains à des motifs indignes du caractère de Dumouriez-, et qu'en conséquence nous nous abstiendrons d'ex- poser. Les auteurs des F'ictoires et Conquêtes ajoutent que, lors de l'entrée de nos troupes dans Mons , Dampierre partagea avec Du- mouriez la couronne qui fut décernée aux vainqueurs: Xie pre- mier de ces deux généraux donna ensuite un noble exemple de justice en faisant connaître et récompenser le dévouement su- blime d'un vétéran à la bataille de Jemmapes. Ce vétéran, nommé Jolibois, apprend que son fils a déserté ses drapeaux. Il part aus- sitôt pour le remplacer, arrive le matin delà journée de Jemmapes, combat avec le bataillon de son fils , et s'écrie à chaque coup qu'il tire sur l'ennemi : « O mon fils ! faut-il que le douloureux souvenir de ta fuite empoisonne ua moment aussi glorieux ! » Jo- libois-fut nommé officier sur le champ de bataille.

CHAPITRE VI.

Ce mauvais général fut fort humilié des consé- quences de la bataille de Jemmapes . Il avait annoncé que le plan de Dumouriez ne valait rien^ et qu'il aurait dû attaquer de préférence les places mari- times , en le chargeant de cette opération avec son armée du Nord. Le général avait annoncé de son côté que la garnison de Dunkerque suffisait pour prendre les places maritimes ; et il avait en consé- quence envoyé ses ordres au commandant de Dun- kerque. Efiectivement , dès que la nouvelle de la bataille de Jemmapes lui arriva , ce commandant se mit en campagne avec dix-huit cents hommes d'in- fanterie et deux cents de cavalerie. Nietiport et Ostende lui ouvrirent leurs portes. Bruges le reçut avec joie , et toute la Flandre fut soumise sans tirer un coup de fusil.

CHAPITRE VII.

' Il envoya à Paris un de ses àides-de-camp avec le détail de la bataille de Jemmapes, et ille fit accom- pâgner par le brave Baptiste qui reçut du président de la Convention une épée, un uniforme complet, le brevet d'aide-de^canip et de capitaine , le bai- spr^fratemel et les honneurs de la séance. Cette récompense honorait la nation elle^i^me, et c'est là là véritable égalité, qui veut que tout citoyen dans un JÊtat soit également admissible aux dignités et aux grades quand il les a mérités. Toute autre éga- lité ne peut exister que parmi les hordes sauvages, <|ui ne connaissent ni la propriété , ni les arts , ni les distinctions de la société.

Public domain. Text from Internet Archive.