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memoir · by a contemporary
Napoléon et la Grande Armée en Russie, ou, Examen critique de l'ouvrage de M. le comte Ph. de Ségur
Gaspard, Baron Gourgaud (1783–1852), 1825
Named on the page for Battle of Borodino.
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7 September 1812 (26 August Old Style)
Battle of Borodino
CHAPITRE VI. t'^r
pr^sen't^e comme intempesti ve , et qu'il ap- pelle ici la plus utile peut-etre a V Europe ; n'a point inanqu6 par Feffet . d'un jour d'orage ou d'une fievre soudaine, ( Page 1 89. ) Tout ce qui etait humainement possible a ete tent6 et accompli. La bataille de la Moskowa a eu le succes qu'elle pouvait avoir. Ce n'est pas plus F6tat de maladie du chef de Tannee fran^aise , que rhabilete des gen^raux russes, qui a fait ichouer cette entreprise europ^enne : c'est le froid premature.
CHAPITRE IX. 179
Elle^tait partie principale dans la guerre, et, si Ton peut s'expnmer ainsi , elle la faisait en per- sonne. A notre entr6e en Russie, au contraire, il n'y avait de combattans que les troupes re- gimes. C'^tait r^tat qui faisait la guerre; I'^tat avait command^ a la nation de se retirer devant nous, ou plutot il avait ordonn6 k ses soldats de bruler les habitations dans leur retraite, ce qui 6tait un moyen bien sur d'obliger les habitans k s'61oigner. Voilk ce qui s'est passe , et ce qu'aurait du savoir M. de S^gur. Mais ou a-t-il vu desguiriltas russes? Dkns quelles rencontres nos troupes ont-elles eu k faire avec les paysans ? Que M. de S^gur le dise j^ et Ton verra avec lui cette Espagne quil rencontre au bout de V Europe; mais rien ne sepassait ainsi. II y a la, comme dans toutes les pages de I'ouvrage, exa- geration , confusion et supposition. Ce ne fut qu'apres la bataille de la Moskowa, et pendant notre retraite, que Ton vit quelques paysans, excites par I'appit du butin , massacrer plusieurs de nos blesses rest^s entre leurs mains.
CHAPITRE IV. 271
de Tarm^e fran^aise avaient le d^sir de plaire Sl leur chef, et de lui prouver leur devouement. Ceux-lk ^taient animus de ce desir, qui n'avaient pas tous les jours leur table et leur logement pr^par^s, qui s'exposaient constamment aux privations, aux balles et aux boulets, et qui disaient k Napoleon au fort de la bataille de la Moskowa : Sois tranquille ; tes soldats ont pro^ mis de vaincre, et ils vaincront.
CHAPITRE TX.
livrer une seconde bataille , avant d'abandonner Moscou, se soit retire sur cette capitale, pour se repbrter de la sur la route de Kalouga ; mou- vement qu'il pouvait faire directement et si fia^i- lement de Mojaisk. II parait que ies suites de la perte de la bataille de la Moskowa, d^rangerent compl6tement Ies projets du general russe , et que, debord^ sur son flanc droit par Ies Polo- nais , il n'espera faire avec security son mouve- ment de flanc, qu'en se couvrant par la Moskowa, au-dela de Moscou.
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