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memoir · by a contemporary

Relation complete de la campagne de Russie, en 1812

Eugène Labaume (1783–1849), 1816

Named on the pages for Battle of Friedland, Battle of Borodino.

machine-read Machine-read (OCR) from a scanned book at the Internet Archive: expect misread words and names. The scan itself is at the library.

draft Matched to the battles automatically; not yet reviewed.

Passages that name the battles; the whole book is at Internet Archive.

14 June 1807 (2 June Old Style)

Battle of Friedland

LIVRE I.

Durant cette marche, Napoléon, parti deThoriîy visita la place de Dantzig , que son esprit de do«- mination lui faisait regarder comme la plus im¬ portante de son empire; de la il fut a Osterode, traversa rapidement les villes de Liebstad et de Kreustbourg , lieux voisins d’Eylau , Heilsberg et Friedland, théâtre de sa plus grande gloire mi¬ litaire. Arrivé à Koenigsberg il prépara tout pour sa grande entreprise ; il passa en revue de nom¬ breuses divisions , visita la place de Pillau ; et peu de jours après , marchant avec le centre de son armée , il longea la Prégel jusqu’à Gumbinnen.

LIVRE I.

(( Ls seconde guerre de la Pologne est com- » mencée; la première s’est terminée a Friedland )) et à Tilsit : à Tilsit, la Russie a juré éternelle )) alliance à la France , et guerre à l’Angleterre. )) Elle viole aujourd’hui ses sermens! Elle 11e veut )) donner aucune explication de son étrange con¬ tt duite , que les aigles françaises n’aient repassé )) le Rhin , laissant par la nos alliés a sa discrétion.

LIVRE IV.

(C Soldats! voila la bataille que vous avez tant )) désirée ! Désormais la victoire dépend de vous , )) elle nous est nécessaire ; elle nous donnera l’a- » bondance , de bons quartiers d’hiver, et un » prompt retour dans la patrie ! Conduisez-vous )) comme a Austerlitz, à Friedland, a Witepsk, y> à Smolensk , et que la postérité la plus re- » culée cite avec orgueil votre conduite dans cette ajournée; que l’on dise de vous : il était a cette )) grande bataille sous les murs de Moskou )).

LIVRE X.

Le roi de Naples vint a Kœnigsberg , où il fut froidement reçu par les principales autorités de la ville. Les chefs de chaque corps allèrent se canton¬ ner le long de la Yistule , et désignèrent les villes de Plock , de Thorn , de Marienburg, deMarien- werder et d’Elbing , pour leurs quartiers-géné¬ raux. Pendant ce temps ^ le vice-roi ayant quitté Gumbinnen , passa par Insterburg et Wehlau (18 et 19 décembre) , pour visiter religieusement les champs de bataille de Friedland 7 d’Eylau et d’Heilsberg , trouvant ainsi , dans une circonstance malheureuse , des sujets de méditation et d’utilité. Dans toutes ces contrées , le souvenir de notre va¬ leur avait imprimé aux habitaos une telle admira¬ tion 7 qu’en traversant la Prusse nos ennemis meme respectèrent nos malheurs „ et > concentrant leur haine 7 n’osèrent jamais insulter aux vénérables de- bris d’un aussi grand naufrage.

7 September 1812 (26 August Old Style)

Battle of Borodino

LA MOSKWA.

(i) Napoléon dit,, dans le bulletin de la bataille de la Moskwa: Le vice-roi , qui formait notre gauche , attaque et prend le village de Borodino , que V ennemi ne pouvait défendre. Le prince Kutusoff écrivait au contraire k l’Empereur Alexandre : La po¬ sition que fai choisie dans le village de Borodino , est une des meilleures que Von puisse trouver dans un pays de plaine. Il serait à désirer que les Français voulussent m’attaquer dans cette position. Nous l'attaquâmes effectivement, et elle fut si bien défendue , que le général Plausonne ainsi que le colonel d artilleria Demay , officiers de notre corps , y furent tués dès le principe de l’ac¬ tion. Les Russes ont donné à cette sanglante journée le nom de ba¬ taille de Borodino .

MO SR OU,

Après la bataille de la Moskwa , notre armée triomphante marcha en trois colonnes sur la capi¬ tale de l’empire de Russie. Napoléon , impatient de s’en emparer , poursuivait l’ennemi par la grande route de Smolensk , avec son impétuosité accoutumée , tandis que le prince Poniatowski , k la tête du cinquième corps, prenant sur la droite , allait par celle de Kaluga. Le vice-roi , avec le qua¬ trième corps , continua a flanquer la gauche , et par la route de Zwenighorod , se dirigeait sur Moskou , où toute l’armée devait se réunir.

LIVRE V.

)) discours qui arracha des larmes à tous les au- » diteurs. Nous-mêmes, ajouta-t-il , avons vu passer » sous les murs de cette abbaye, les milices al- » lant a la bataille de la Moskwa : pleines de vé- » nération pour cet étendard sacré, elles mar- )) chaient au combat en vrais soldats chrétiens , » dévoués à leur religion , à leur patrie et à leur » prince. Ces senlimens étaient peints sur tous )) les visages : la joie céleste de combattre l’en- )) nemi brillait dans leurs yeux enflammés; cha- » que guerrier, quoiqu'il ne fit qu’entrer au ser- )) vice , brûlant de la valeur des vieux soldats , )) témoignait une soumission illimitée à ses chefs , )) et observait la discipline, qui est le devoir et )) le signe certain d’un bon militaire. Le peuple » des campagnes , en les voyant passer , implo- » rait, du fond du cœur, la protection du ciel » sur ces braves , sortant de, l’ancienne capitale « de la Russie, elle qui , avec ses seules forces, » terrassa les insolens ennemis venus jadis, dans )> leur aveuglement , pour s’en emparer et la » détruire.

LIVRE V.

En disant ces mots_, ce malheureux Moskowite versait des larmes amères ; pour calmer sa douleur , nous lui promîmes ce qu’il nous demanda , et cher¬ châmes â le rassurer , en dissipant les craintes trop fondées qu’il avait sur le sort de son pays. Ensuite on l’interrogea cur l’endroit où se retiraient les Russes , ce qu’ils avaient fait depuis la bataille de la Moskwa ; enfin , sur ce qu’étaient devenus l’em ¬ pereur Alexandre et son frère Constantin? 11 ré¬ pondit à toutes nos demandes d’une manière fort satisfaisante , et qui me confirma les nouvelles que m’avait déjà données le religieux de Zwenighorod. Voyant que cet infortuné commençait â devenir plus tranquille , et qu’il était en secret très-flatté de la surprise agréable que nous causait la vue de Mos- kou et de ses environs, il ne put se refuser â la prière que je lui fis , de nous donner quelques détails sur une ville dont la conquête semblait devoir combler nos espérances. Voici ce qu’il me rapporta:

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