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memoir · by a contemporary
Souvenirs militaires. Napoléon à Waterloo
G. de Pontécoulant (1795–1874), 1866
Named on the pages for Battle of Ligny, Battle of Quatre Bras, Battle of Waterloo.
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16 June 1815
Battle of Ligny
XX AVANT -PROPOS
rir, ont joué un rôle très^important dans les discussions auxquelles ont donné lieu les diver- ses relations de la campagne de 1815, et l'on peut dire que dans cette appréciation qui semble pu* rement matérielle, on ne s*est guère mieux en- tendu que sur d'autres points d'une constatation moins facile. Nous avons donc cru ne devoir à cet égard nous en rapporter qu'à nous-même, et nous n'avons pas hésité à nous rendre sur le théâtre des opérations de la campagne de 1815, pour visiter de nouveau les champs de bataille de Ligny, des Quatre-Bras et de Waterloo, ravi- ver nos souvenirs et mesurer au pas et la mon- tre à la main toutes les distances contestées.
BATAILLE DE LIGNT ET COMBAT DES QUATRE-BRAS
Rentrée de Napoléon à Gharleroi. — Son infatigable activité. *-- Emploi de la nnit du 15 au 16 juin. — Ordres expédiés aux différents chefs de corps. — Nouvelle organisation de Tannée. — Ordre du mijor général au maréchal Ney, pour l'occupation immédiate de la position des Qnatre-Braa. — Dépêche importante adressée par Napoléon an même maréchal, et portée par le général Flahaut, son premier aide de camp* — Obstination du maréchal Ney à demeurer dans son immobilité. — Napoléon se rend aux avant-postes devant Fleuras. — Il trouve l'ar- mée prussienne rangée en bataille, le centre appuyé au village de Ugny, la droite à Saint>Âmand, la gauche à Sombref. — Description du champ de bataille. — Nspoléon le parcourt dans tous les sens et monte dans plusieurs moulins qui dominent la plaine, pour mieux étu- dier la position de Tenneml. ^ Savantes dispositions qu'il prend pour Faction qui va s'engager. — Première dépêche envoyée de Fleuras au maréchal Ney pour lui prescrire ce qu'il aura à faire pour coopérer à raoéantâssemeDl de l'armée prussienne. ^~ Entrevue de Napoléon et du général comte Gérard. — Bataille de Ligny, livrée le 16 juin 1815. ^ Deuxième dépèche écrite du champ de bataille au maréchal Ney, et portée par le colonel Forbin-Janson. — Paroles remarquables adressées par Napoléon an général Gérard, chargé d'enlever le village de Ligny.—- Faux mouvement du comte d'Erlon qui, arrivé sur le champ de bataille, en présence des deux armées aux prises, se retire sans avoir tiré. un seul coup de fusil. ^ BlQcher, ayant son aile droite tournée et son centre enfoncé, est forcé à la retraite et nous abandonne le champ de bataille. ~ LMnconcevable désobéissance du maréchal Ney fait perdre à Na- poléon tous les avantages de cette victoire. — Combat des Quatre-
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Telle fut la bataille de Ligny, la dernière où la vic- toire devait couronner les armes de Napoléon. Cette bataille, qu'on pourrait appeler une bataille modèle, avait été conduite avec une rare habileté ; comme une action dramatique savamment ordonnée, elle avait eu son introduction, son nœud et son dénouement. Le succès n^avait pas paru un moment douteux, et si Tarmée prussienne avait combattu avec une ténacité à laquelle on n'était pas accoutumé, sa vigueur et son
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1. Pertes de Ywmée française à la bataille de Ligny :
16 June 1815
Battle of Quatre Bras
BATAILLE DE LIGNT ET COMBAT DES QUATRE-BRAS
BATAILLE DE LIGNT ET COMBAT DES QUATRE-BRAS
BATAILLE DE LIGRT ET COMBAT DES QUATRE-BRAS 67
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BATAILLE DE LIGNY ET COMBAT DES QUATRE-BRAS 69
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BATAILLE DE LIGNY ET COMBAT DES QUATRE-BRAS 73
BATAILLE DE LIGNY ET COMBAT DES QUATRE-BRAS 73
18 June 1815
Battle of Waterloo
LIBRAIRIE MILITAIRE
Au mois de juin de Tannée dernière (1865), quelques affaires d'intérêt m'avaient conduit en Belgique, je voulus profiter de l'occasion qui m'était offerte pour revoir encore une fois le champ de bataille de Waterloo, sur lequel j'avais combattu cinquante ans auparavant, et pointé, sous les yeux même de Napoléon, le dernier coup de canon qui fut tiré, peut-être, dans cette grande journée. Je l'avais déjà visité une première fois en 1832, lorsque l'armée française, sous la conduite du maréchal Gérard % le traversa pour aller faire le siège de la ci- tadelle d'Anvers. J'avais donc déjà pu me rendre compte des nombreux changements qu'il avait
AVANT-PROPOS
La bataille de Waterloo, par les terribles con- séquences (pj'elle a eues sur la fortune de Napo- léon et sur les destinées du monde civilisé, est sortie du cercle ordinaire des faits de guerre ré- servés spécialement aux études des hommes du métier, et elle a pris les proportions de l'un des événements les plus considérables des temps modernes. Aussi tous les écrivains qui se sont occupés de l'histoire de nos soixante dernières années^ se sont-ils empressés d'en reproduire des narrations plus ou moins exactes, plus ou
BATAILLE DE LIGNY ET COMBAT DES QUATRE-BRAS 137
blesse irréfléchie ; malheureusement le comte d'Eiion manqua de résolution et de coup-d'œil militaire ; le salut de la France était entre ses mains y selon l'énergique expression de Napoléon, et il le laissa échapper; indécis et sans énergie, comme tous les hommes de cette épo- que, il se contenta de laisser derrière lui, en se retirant, pour maintenir les communications entre le centre et Taile droite de l-armée, une de ses divisions, la division Durutte ^ , qui erra pendant toute la soirée dans la plaine de Fleurus, sans amener aucun résultat. Le comte d'Erlon ne rejoignit le maréchal Ney que sur les neuf heures du soir, et lorsque le canon avait cessé de retentir aux Quatre-Bras et à Ligny : s'il avait marché directement de Gosselies sur Frasne, il serait arrivé aux Quatre-Bras vers six heures , et à temps encore pour en déloger l'armée anglaise, ou du moins pour lui faire subir des pertes assez considérables pour rendre impossible, peut-être, la bataille de Waterloo, qu'elle livra le surlendemain, et s'il se fût avancé seulement de quelques centaines de toises de plus dans la direc- tion de Saint-Amand, qu'il avait prise sous ses propres inspirations, il aurait contribué infailliblement dans les champs de Fleurus à l'anéantissement complet de l'armée prussienne. Le parti qu'il prit, comme tous les partis mitoyens, entre l'énergie et la faiblesse, fut de tous ceux qu'il pouvait suivre le plus mal raisonné et le plus fatal au triomphe de nos armes.
JOURNEE DU 17 JUIN 1S15
1. On peut voir ici combien tout était lié et combiné dans la pensée profonde de Napoléon. Sur le champ de bataille de Ligny, il prévoyait déjà le champ de bataille de Waterloo et la grande attaque qu'il serait obligé de faire pour enfoncer le centre de l'armée anglaise. U avait, pour ces sortes d'opérations, la plus grande confiance dans le maréchal Ney, dont la valeur brillante et l'entrain qu'il savait communiquer aux troupes, lui avaient si souvent assuré la victoire. Les revers de la cam- pagne de 1813 et l'ingratitude du maréchal en 181 4i lors de l'abdication de Fontainebleau, n'avaient point diminué cette sorte de faiblesse que Napoléon avait toujours montrée pour celui qu'U avait si Justemenl sur* nommé le brave des braves; malheureusement le maréchal Ney n'était ^luB le héros d'Elchingen et de la Moskowa, et par un triste retour^ celui qui avait si souvent contribué à sa gloire devait devenir dans «ette dernière campagne l'instrument le plus actif de sa perte.
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