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memoir
Voyage au Canada dans le nord de l'Amérique septentrionale fait depuis l'an 1751 à 1761 par J.C.B
H. R. Casgrain (1831–1904), 1887
Named on the page for Battle of the Plains of Abraham.
machine-read Machine-read (OCR) from a scanned book at the Internet Archive: expect misread words and names. The scan itself is at the library.
draft Matched to the battle automatically; not yet reviewed.
Passages that name the battle; the whole book is at Internet Archive.
13 September 1759
Battle of the Plains of Abraham
VOYAGE AU CANADA 31
La basse-ville n'a qu'une rue qui règne le long de la rade, sur une grève assez haute pour ne pas craindre l'inondation à marée haute. Il n'y a que des négociants qui l'habitent, ainsi que des pêcheurs. La rue se prolonge jusqu'à l'endroit appelé le Sault au Matelot, qui est un lieu fort escarpé. Au milieu de la basse-ville, est une petite église paroissiale sous le nom de Notre-Dame des Victoires. D'abord simple cha- pelle, bâtie en raison d'un vœu fait pendant le siège de Québec en 1690, et que les anglais furent obligés d'aban- donner, n'étant pas secourus comme ils le croyaient par les sauvages iroquois qui leur avaient promis de les seconder et qui leur manquèrent de parole. Sur la place de débarque- ment est une batterie de douze canons à ileur d'eau qui bat sur la rade, il y a une pareille batterie au Sault au Matelot qui est à l'extrémité de la basse-ville et où l'on fait hiverner
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nouveaux ordres. On savait à Québec, comme à Montréal, qu'il y avait dans le bas du fleuve Saint-Laurent une flotte anglaise qui le remontait avec une troupe de débarquement dans l'intention de faire le siège de Québec ; il s'agissait donc de se mettre en mesure de s'opposer à cette entreprise, ainsi que toutes les autres tentatives où l'ennemi pouvait se porter sur tous les points du pays ; c'était ce motif qui retenait le général Bourlamarque au poste de l'île aux Noix, et dont l'armée qu'il observait entrait par le milieu du Canada ; il restait le pays haut à garder et tous les forts en avant jusqu'au fort Duquesne étaient au pouvoir de l'ennemi, il n'y en avait plus en état d'arrêter l'invasion. On se détermina d'envoyer un détachement avec un ingénieur au dessus des rapides pour y construire un fort.
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Cependant tandis que l'on était occupé à la construction du fort Lévis on y reçut la nouvelle de la prise de Québec.
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Cette bataille perdue par les Français décida la prise de Québec qui se défendit encore pendant quatre jours et qui finit par se rendre le 17 septembre au général Murray qui remplaça "Wolfe. Le surplus de l'armée française qui avait combattu à la côte d'Abraham et qui s'était retiré en remontant le pays, ne pouvant entrer dans Québec, rencontra à dix lieues de cette ville une autre armée française sous le commandement du général Lé vis et qui venait au secours de Québec ; mais ayant appris la mort du général Montcalm la défaite de son armée et se doutant de la reddition de la ville, il crut à propoï de ne pas avancer davantage et de se retrancher pour empêcher l'ennemi dans le cas où il voudrait gagner plus de pays ; pour cet eflfet il forma un camp et se prépara à marcher en force sur Québec au printemps suivant, soit pour faire le siège de cette ville, ou pour la prendre par un coup de main.
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