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Mémoires du maréchal-général Soult, duc de Dalmatie
Nicolas-Jean de Dieu Soult (1769–1851), 1854
Named on the pages for Battle of Jemappes, Battle of Fleurus (1794).
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6 November 1792
Battle of Jemappes
X AVANT -PROPOS.
Dumouriez avait rejoint l'armée du nord vers Bataille la mi-octobre, et aussitôt, il la fit entrer en ««■■v Belgique. I^ bataille de Jemmapes fut livrée le 6 novembre; elle nous ouvrit les portes de Bruxelles, de Namur, d'Anvei*s, de Liège et d'Âix-la- Chapelle; tout le pays, jus(]u'à la Roer, fut occupé. Dumouriez devait pousser juscju'au Rhin, et il en avait l'ordre formel; l'armée au- trichienne ne lui eût probablement opposé qu'une résistance insuffisante, et fieuruon ville, qui de- vait pénétrer par l'électorat de Trêves , aurait pu communiquer avec lui, en même temps qu'il aurait facilité les opérations du général Custine. Dès lors les Prussiens et les Autrichiens étaient rejetés sur la droite du Rhin, et, à la fin de la campagne, les Français restaient maîtres de la rive gauche. Mais, cédant à des vues ambitieuses, Dumouriez s'engagea dans des débats politiques et administratifs , soit avec le gouvernement , soit avec les autorités des pays conquis. Tout à coup il interrompt ses opérations, met ses trou- pes en cantonnement, et va à Paris pour justifier son inconcevable inaction.
26 June 1794
Battle of Fleurus (1794)
CHAPITRE VI.
Les divisions Marceau passèrent la Sarabre aux ponts de Tamines et de Temier^ d'où elles furent prendre position, en tête du bois de Lambusart, occupant les villages de Velaine et de Wanfersée. L'avant-garde du général Lefebvre et la division Championnet efTectuèrent leur passage à Pont-à- Loup et à Chastelet ; la première alla se former sur les hauteurs de Campinaire , sa droite appuyée à Lambusart , d'où elle occupa Fleurus par . ses troupes légères ; la seconde prit position en avant de Ransart, et mit des postes à Wagnée et à Heppignies. Les divisions Morlot et Hatry pas- sèrent à Marchienne«au-Pont ; la dernière investit Charleroi, l'autre campa en avant de Gosselies. L'aile gauche du général Kléber, qui avait précédé ce mouvement par la même direction, s'établit sur la rive droite du Piéton , au-dessus de Cour- celles , gardant Forchies et Frazegnies.
CHAPITRE VI.
il y avait deux moyens de remédier à cet inconvénient de position : le pi'emier, de se re- trancher; le second, d'aller aux ennemis. Jour- dan les adopta tous les deux à la fois. On com- mença à travailler, et le 16 une reconnaissance générale fut ordonnée, il se rencontra que, le même jour, le prince d'Orange venait à nous dans la direction des Trois-Bras, que l'avant- garde et les divisions du centre devaient prendre. Le brouillard était très-épais , on allait en tâton- nant ; à chaque instant il fallait s'arrêter pour se reconnaître et se rallier. On se trouve tout à coup en présence; une vive canonnade s'engage; Fleurus est dégarni; les Autrichiens y pénètrent. Forcé d'évacuer Wanfersée, Velaine et le bois de Lambusart, Marceau laisse notre droite à décou- vert. L'avant-garde et le centre, qui ont dépassé Villers et Frasne, reviennent sur leurs pas; le général Wemeck veut nous poursuivre; Jourdan
CHAPITRE VI.
Livrée sur les mêmes champs que le maréchal de Luxembourg avait déjà illustrés, plus d'un siècle auparavant (en 1690), cette seconde bataille de Fleurus sembla associer les gloires de la monar- chie et de la république , et elle fut célébrée dans toute la France. La G)nveution nationale procla- ma que l'armée avait bien mérité de la patrie , et lui fit prendre lu dénomination de Sambre-et- Meuse. Ce n'est cependant pas que la bataille eut une influence immédiate sur les événements qui suivirent, ni qu'elle fut décisive ; elle ne le devint que par degrés et par ses conséquences ulté- rieures.
CHAPITRE IX.
presque seul au milieu des tirailleurs ennemis, lorsqu'il fut mortellement blessé par l'un d'eux. 11 donnait l'espoir de devenir un grand capitaine , lorsque Texpérience aurait mûri sa valeur; sa mort fut un deuil pour toute l'armée , qui admirait ses belles qualités et qui l'aimait beaucoup ; pour moi, je perdais en lui un ami, car j'étais intimement lié avec lui, depuis la bataille de Fleurus. Les Au- tricliiens , parmi lesquels il mourut , lui rendirent tous les honneurs militaires, pour témoigner de l'estime^ qu'il leur avait inspirée, et ils nous re- mirent son corps , qui fut enterré avec pompe dans le camp retranché de Coblentz. Plus lard, un monument lui a été élevé.
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